Ampli Marshall JS

Marshall & Joe Satriani

Fondé par Jim Marshall en 1962 pour répondre à l’attendre de nombreux musiciens qui désiraient un son différent et plus puissant, Marshall Amplification est spécialisée dans l’équipement audio. La marque fabrique principalement des amplis destinés à la guitare, notamment le JTM45 et JCM800 qui l’ont rendue célèbre, mais aussi depuis peu des casques audio. Joe Satriani a rejoint depuis 2010 les nombreux artistes et groupes tels que Jimi Hendrix, Jimmy Page, Eric Clapton, Paul Gilbert, Slash, Gary Moore, AC/DC ou encore ZZ Top et nous proposera prochainement une gamme d’amplis Marshall signature JS! Ce matériel d’amplification de pointe, associé à une Ibanez JS, assure une flexibilité, une richesse de timbre et des sensations uniques fidèles à la volonté de Joe Satriani de faire de chaque concert, répétition ou jam, une expérience unique. Les Marshall JS comprennent les têtes JVM410HJS et JVM410HJSB qui sont sorties en 2012.

EXCLUSIF : L’association entre Joe Satriani et Marshall continuera avec un nouvel ampli qui est toujours en préparation, comme nous l’as annoncé Joe dans notre interview de cet été.

MARSHALL JVM410HJS

À prermière vue, la tête JVM Joe Satriani ressemble énormément à la tête du JVM410H, mais creusons un peu plus et prêtons-y une oreille attentive pour se rendre compte d’à quel point ces amplis sont différents. Les potars de réverb ont été avantageusement remplacés par 4 Noise-Gates indépendants et un bouton Mid-Shift qui change la fréquence centrale des médiums de 650Hz à 500Hz a été ajouté pour les joueurs qui aiment ce sont parliculier, pouvant être assigné à chacun des deux canaux Overdrive.  Joe n’utilise pas cette option mais voulait plus de possibilité a cet ampli qui est déjà très polyvalent, chacun ses goûts.

Le JVM410HJS est tonalement très différent de la série des  JVM4.
Le Canal Clair est basé sur un 30th anniversary (6100) sur le mode vert, avec le orange et le rouge qui sont des variations plus intenses de celui-ci, en effet Joe voulait une parfait cohérence entre les différents modes des canaux.
Le mode vert du Canal Crunch est construit sur le même modèle que le Marshall JTM45 (1959) “Plexi”, le mode orange est construit de la même manière qu’un Marshall JCM800 (2203) et le canal rouge est très similaire au Marshall AFD100 en mode AFD.
Les canaux Overdrive ont également bénéficié d’une transition naturelle entre les modes pour que le son devienne plus dynamique et ouvert, grâce à une refonte de la structure de l’alimentation. Les cannaux et les modes ont été re-voicés selon les directives exactes de Joe après des expérimentations sur des prototypes au cours des tournées du Wormhole tour et de Chickenfoot, et pendant des sessions studio.
Chaque canal du JVM410HJS dispose d’une équalisation 3 bandes, de 2 Master Volumes et d’un Switch qui garde en mémoire tous les réglages, dont le Noise Gate, l’activation de la boucle d’effet et les réglages du Master. Il est également équipéé sortie emulée qui peut être utilisée pour les enregistrement ou, comme Joe le fait, comme contrôle sur scène.
La boucle d’effets de la tête JVM410HJS est un peu différente de celle du vieux JS410H, elle reste une boucle programmable en série qui a un très utile volume sur le retour sur l’arrière de l’ampli, mais la différence réside dans ce potar qui peut couper ou booster le signal, le mode Boost offre un surplus de gain de +6dB par rapport au retour simple de l’ancien modèle.
La technologie révolutionnaire Stompware footswitching de Marshall procure un contrôle inégalé, avec un switch direct et programmable. Le pédalier six boutons se branche à l’ampli grâce à un câble standard pour que la taille de la scène ne soit plus une contrainte, et si votre câble vous lâche, il reste facilement remplaçable.

Je suis si heureux de retourner jouer sur Marshall, c’est l’ampli qui a le plus de punch, le plus incroyable sur lequel j’ai jamais joué.” Joe Satriani.

Général

Modèle : JVM410HJS
Gamme : Signature
Technologie : Lampes
Canaux : 4

Électronique

Puissance : 100W
Entrées : 1
Sélecteur d’impédence : 4Ω/16Ω (mono) 8Ω (stéréo)
Contrôles : Volume, Gain, Basses Médiums Aigus (x4), Activateur de Noise Gate (x4), Sélecteur de canal (x4), Mid-Shift, Présence, Résonnance, Noise Gate (x4), Master (x2), Boulce d’effet, Pédalier/Programme

Lampes

Lampes de pré-ampli : 4 x ECC83
Lampes de puissance : 1 x ECC83, 4 x EL34

Accessoires

Pédalier : 6 Boutons
Câbles : Pré-ampli/HP

Dimensions

Poids : 22kg / 48.5 lbs
Dimensions : 750 x 310 x 215 mm / 29.5 x 12.2 x 8.4 pouces (L x l x h)

Inclus

2 Master
3 Noise Gates indépendants, 3 modes par Canal, Pédalier programmable, Mid-Shift.

Photos

Marshall JVM410HJSB

La tête JVM410HJSB est une copie conforme de la tête JVM410HJS, en version collector avec ce bleu profond “Flying In A Blues Dream”, 500 modèles seulement ont été produits!

Les cabinets 1960A JSB et 1960B JSB signature Joe Satriani ont été spécialement produits pour le JVM410HJSB. C’est un cabinet 1960A standard créé pour être assorti avec la finition de la tête, comprenant quatre haut parleurs Celestion G12T 12″ à 75W pour un total de 300W, qui peuvent être branchés en  4Ω et 16Ω mono, ou 8Ω stéréo.

Photos

L’interview

Guitar World : Est-ce que cet ampli diffère foncièrement du JVM410 standard?

“Oui, quand même pas mal. La chose qui saute en premier aux yeux est qu’il n’y a pas de réverbe. Nous avons remplacé la réverbe avec 4 noise gates individuels qui peuvent être programmés pour chaque canal. C’est quelque chose que je trouve essentiel quand il s’agit de faire un plateau TV ou un travail de studio ou je dois avoir certaines contraintes. J’ai besoin qu’il soit silencieux et que l’instant d’après il puisse faire rugir les étalages de gain. Il y a tellement de bonnes pédales d’effet, comme la petite Wet Reverb Pedal (Neunaber Technology). J’aime beaucoup celle-là, j’aime bien ne pas avoir à me soucier des réverbes à ressort.
On a re-biaisé les contrôles de présence et de résonance pour qu’ils correspondent mieux à la manière dont les guitaristes aiment entendre leur son. Je pense beaucoup que ces contrôles ont été fait il y a des années, sont restés tel quels car les guitaristes n’y pensaient pas forcément. D’autres compagnies d’amplification comme Peavey ou Two-Rock, et le temps que j’ai passé chez Peavey m’a appris que l’on peut leur faire faire sur mesure exactement ce que les guitaristes veulent entendre.
Une chose ensuite a été de travailler sur le son global de l’ampli. C’est un ampli quatre canaux avec trois modes par canal. La première chose a été de s’occuper du tout premier mode, et de le retailler comme le Marshall 6100 original. Pour moi, ça reste l’un des meilleurs clean Marshall qui accepterait une pédale de distorsion. On peut passer de l’usage d’un club ou de celui d’un concert et ça sonne toujours aussi bien que quand on a son ampli préféré réglé à son niveau parfait. On sait tous ici que quand on fait beaucoup de concerts on ne peut jamais compter sur le fait que l’ampli sera toujours au mieux de sa forme, toujours à trifouiller le niveau pour chaque concert, qu’il faudra toujours régler le volume spécifiquement pour la salle dans laquelle vous vous trouvez. Et parfois les lampes peuvent vous donner du fil à retordre parce qu’elles réagissent différemment aux différents volumes. Les pédales de distorsion sont juste fantastiques non seulement pour répéter tranquillement mais en plus dans ces moments là où vous allez jouer dans des environnements très restreints comme des radios, la télévision ou enregistrer dans des systèmes fermés.

J’ai commencé il y a plusieurs années à utiliser la Boss DS-1 et je l’ai ensuite transformée en la Satchurator.

I started many years ago using the Boss DS-1 and then graduated the to Satchurator and putting that right into that clean channel, and that sounds great. I’ve done many tours with that setup. Then we took the next two channels that were part of the JVM sound in channel 1 and made them a little more subtle. So when you go from green to amber to red, the gain grows and you get into those other colors. I wanted just that first one to just dip its toes into that world of gain. Then when you go from amber to red again, I wanted just a little bit more.
I’ve found in practical applications very often that’s what you are looking to do. You just want to go to one or one and a half numbers more gainy as you step through. Channel 1 gets you from super clean to just a tiny bit dirty to a little bit dirty. We’ve adjusted the volume of those to make sense during those real playing situations where you are going from rhythm to the same sound with a little more sting for some solo or melody playing. That’s a radical change there.
When we get into channel 2, it really is — in my mind — where we get into the vintage area of the amp where you are looking to emulate the JMP, the 800 and a modified 800 from the ’80s. Those three modes are really fantastic for that. I used a lot of that on Chickenfoot III and in about a third of my live show I’m using that channel. I want it to be cleaner. I still need the sustain. I want that attitude and that crunch. It’s great for rhythm playing and solo playing. I do a lot of neck-pickup solo playing when using the red mode of that second channel.

I should introduce a very important part of the modification of this amp in general to all of the gain channels. This had to do with my impressions of doing a full-on Chickenfoot tour with the stock JVM210 and the JVM410. At quiet volume, it was very appealing. It had high-end emphasis and had a lot compression that made you feel good when you were playing quietly. But up really loud, sometimes I thought [Chickenfoot drummer] Chad Smith could dominate this amp just by his dynamic playing. I thought I couldn’t just keep turning it up. When I was sitting down with Santiago Alverez, the head engineer for Marshall, I told him that everything about the layout of the JVM410 is really intelligent and intuitive to have these four channels and three modes.
The one thing I really wanted to not have was all that compression. I don’t really spend all that much time huddled in the corner of the room playing quietly. I’m actually in front of thousands of people all the time. I need this thing to stand up to Chad Smith, Jeff Campitelli and all the drummers I play with. We figured out that we needed to remove all that compression.
Every time you move another number into the world of gain, the amp is going to naturally compress. The sound wave gets smaller and rounder. I wanted it to be natural and nice and open when I wasn’t hitting the strings hard. Then when I was really digging into the strings, I was ready to accept that that beautiful round sound you get when the tubes are cringing at the aggressiveness of the player.
That was the biggest thing we did. In my mind, it was like taking the blanket off. We allowed those strong dynamic moments to not just be pointy treble ones. We focused a lot on OD1, which is to me the biggest, most forceful overdrive channel I’ve ever heard in an amp. But it has all those hallmarks of that Marshall sound. It gives you everything, and you’d better have your parts together. Marshall amps make you hear everything about what you are doing. They don’t smooth anything over, but that’s what we love about them.

We carried those changes over to OD1 and OD2. Here’s where the other big change is between the stock JVM and the signature. In the stock one, OD1 and OD2 are quite different. All three modes have a bit more mid-range. For obvious reasons, OD1 was the most popular channel from the stock amp. Then OD2 was scooped a bit in kind of a nod to the nu-metal sound. I had no use for that at all.
What I really wanted to do was to work it out so if I had the perfect sound at 95db I could go up just a couple decibels and maybe have just a little more mid-range. So what I did was ask Santiago to just make OD2 a carbon copy of OD1. That sounds sort of strange and weird. Generally when they are making amps, they want every channel to be different to throw in as much as possible. We were able to accomplish two things. By having those two channels identical, it affords the player the ability to have the same setup at so many different volumes.
fAlso I was thinking that I didn’t want to throw away that slightly scooped sound. There are people out there that like having a little less mid-range. Maybe they have another guitar player in the band, maybe their guitar has a little more mid-range, or maybe they are trying to fit in with keyboards. We decided to make the channels identical with a scoop switch that emulates the original JVM410 had on OD2. But now it is programmable. You can use that switch on both channels. This has been really helpful to me because I can have the same sound at different volume levels. I know from years of playing in clubs that is what you want. Sometimes you just need to go to 11!”

Guitar World : Do you find yourself using that scoop much or was that a feature that you put in there for other players?

“That’s a very interesting question. What I noticed in the short time I’ve been in Chickenfoot, we wound up doing a tour and a live DVD with basically that scoop sound. I was using OD2 for that entire tour. When we went out on this new tour and made the new record, I used the amp in an entirely different way. It was already modified. It was a thicker, heavier, more aggressive tone, and the clean sounds were more full and natural sounding.
But I realized that some songs can benefit from having that little scoop. On this last road-test tour, I started to utilize that feature. I’m starting to use the first production run with the blue vinyl in my home studio. It’s not a feature I’m going to ignore. It looks like I’m dipping into it now and then.”

Read the complete interview at GuitarWorld.com.