
Sorti le 25 Octobre 2005
John Petrucci :
Steve Vai :
Joe Satriani :
G3 : Satriani / Vai / Petrucci
Enregistré au Tokyo Forum (Japon), le 8 mai 2005.
Le G3 Tour de l’année 2005 est composé des guitaristes de légende Joe Satriani, Steve Vai et John Petrucci. Ce concert à guichet fermé donne lieu à un show individuel des trois six-cordistes précités couronné par une jam session collective sur des grands classiques de la guitare.
Nous voici donc en présence de la troisième livraison du fabuleux G3 réunissant régulièrement les dieux absolus que sont Steve Vai et Joe Satriani, accompagnés, comme à chaque fois, d’un « invité » de luxe !
Après Eric Johnson et Yngwie Malmsteen (d’autres n’ont pas eu les honneurs d’une publication : Fripp, Rondat, Petrucci la première fois), voici le cador Petrucci que l’on ne présente plus (Dream Theater, bien sûr !). Bref, la crème de la crème ! Technique, virtuosité mais aussi et surtout compositeurs talentueux et parfois visionnaires.
Evitant les répétitions (titres à chaque fois différents des éditions précédentes et valorisant les morceaux issus des dernières œuvres), le contenu proposé sur les deux supports (CD et DVD) est identique.
On s’y croirait, plongé au milieu d’un public nippon extatique !
Les « accompagnateurs » sont du même niveau que nos tripoteurs de manche, visez donc : Mike Portnoy, Matt Bissonnette et surtout Billy Sheehan ! Il faut le voir pour le croire ! Ceux qui connaissent Talas, le David Lee Roth Band de la fin des années 80 (déjà avec Steve) ou Mr Big n’ont guère besoin d’explications.
Les autres vont tout simplement prendre une claque phénoménale. Ce type est un pur génie doublé d’un front-man d’exception. Sonorités ultra-personnelles, harmoniques sifflées, groove démoniaque et présence sonore stupéfiante !
Tout ceci au service de sa majesté Vai, accompagné comme sur le Live à l’Astoria du talentueux Tony Macalpine qui malgré son niveau est pratiquement écrasé par l’intouchable Vai.
Personne ne joue comme lui, avec tant de facilité, un tel toucher, une telle spontanéité ! Deux titres de son dernier album (« Real Illusions : Reflections ») et le classique « The Audience Is Listening », pas joué depuis bien longtemps. La sélection du « Live In Denver » était peut-être un poil supérieure mais bon, ne boudons pas notre plaisir ! En ce qui concerne Mister Joe, c’est toujours aussi intéressant. Après un « Up In Flames » quelque peu « enflammé » (« Is There Love In Space ? »), voici le grand « Searching » (issu du même disque), quasiment du niveau des grandes pièces de « Surfing » ou « Flying » aussi bien au niveau mélodique (un riff magique) qu’inventif. Futur classique ?
Enfin, le bien trop rare et tendu « War » de l’album « Extremist », confirmant le statut hors norme de cette rondelle dans la discographie du professeur. Un très grand moment.
Et que dire de John Petrucci ? Probablement le plus grand guitariste actuel avec son groupe « Dream Theater », d’une finesse folle, mais qui n’a pas encore la stature solo des deux autres. On l’imagine pourtant aisément égaler son brillant maître Steve Morse ! Une prestation à l’image de son premier album solo : du métal lourd et brillant.
Une fin de concert en apothéose s’ensuit, où nos trois maestro revisitent des grands classiques de Jimi Hendrix, ZZ Top et Deep Purple, comme un hommage à leurs influences communes. Chapeau bas messieurs !