
Sorti le 14 Mars 2006
Enregistré au STUDIO 21 par Joe Satriani.
Joe Satriani (guitare, basse, claviers)
Jeff Campitelli (batterie, percussions, excepté sur les titres 6, 7, 8, et 9)
Simon Phillips (batterie sur les titres 6, 7, 8, et 9)
Eric Caudieux (ingénieur du son, montage)
Produit par Joe Satriani et Mike Fraser
Batterie et enregistrements additionnels effectués à The Armoury, Vancouver, Colombie Britannique (Canada)
Sessions à The Armoury enregistrées par Mike Fraser
Assisté par Rob Stefanson
Mixé par Mike Fraser à The Armoury
Enregistrements additionnels par Simon Phillips, Assisté de Stephan Nordin
Aux Phantom Studios, Sherman Oaks, Californie
Mastering par George Marino au Sterling Sound, NYC
Chansons écrites par Joe Satriani
Publiées chez Strange Beautiful Music (ASCAP)
Direction : Mick Brigden pour MJJ Management
Direction artistique et design : Rex Ray
Photographie : Greg Waterman
La première réaction en voyant un nouvel album de Satriani dans les bacs, c’est qu’il tourne un peu en rond notre cher Joe. Un album de plus, des plans déjà entendus sur bon nombre de ses albums, en fait rien de bien nouveau si ce n’est qu’il y fait tout sauf la batterie. Les batteurs Jeff Campitelli et Simon Phillips s’en chargent.
Pourtant, Joe Satriani reste un extraordinaire guitariste qui a su nous montrer tout son talent au fil des années. Là où d’autres balançaient leur science des gammes ou leur vitesse à monter et descendre le manche, lui jouait avec les sons comme aucun autre, et enseignait ces mêmes gammes à des futures stars de la gratte.
Rentrons dans le vif du sujet. « Super Colossal » est un très bon opus, peut-être plus sage dans cette orgie de sons qui ont contribué à sa légende, Joe se serait-il rangé? La production est en tout cas irréprochable. Certains titres sont évidemment appelés à devenir des classiques comme l’excellent « Just Like Lightnin’ », le riff pourtant si simplement composé est imparable, le thème entêtant et ultra-mélodique est digne d’un Satriani de la grande époque. Le morceau « A Cool New Way » aurait pu être composé par Steve Vai, très mélodique, plutôt sympa à écouter.
En plus, Satriani se renouvelle comme sur le titre « One Robot’s Dream », assez futuriste (Satriani révèlera ensuite toute l’imagerie derrière ce morceau, sur fond d’intelligence artificielle et de 1984 de George Orwell), très original (un peu à la façon d’un Buckethead). A partir d’une base simple, il arrive à sortir le meilleur du morceau. Musicalement, c’est très fort.
Dans la même veine, le titre « Made Of Tears » se laisse écouter agréablement, et rappelle un certain « Secret Prayer » (Crystal Planet).
Surenchère technique et notes à profusion, Joe Satriani se laisse aller sur le titre « Theme For A Strange World », ressemblant à ses anciennes productions des années 80.
En tout cas, un des meilleurs titres de cette galette. Très technique aussi, « Redshift Riders » est assez classique du travail guitaristique de Satriani.
D’autres titres sont relativement lents et sensibles comme les excellents « Ten Words », très doux et voluptueux, « The Meaning Of Love » (très vaïesque dans la forme mais est ce bien surprenant?), et « A Love Eternal » au rythme lent, mais d’une rare sensibilité.
Tout cela nous fait un album intéressant, assez homogène, et très entraînant, avec notamment « Crowd Chant », qui se révèlera être une chanson parfaite pour le live.
En conclusion, cet opus est parfaitement réfléchi, mature et très mélodique, grâce à la qualité de nombreux titres.