Strange Beautiful Music

Strange Beautiful Music

Strange Beautiful Music

Strange Beautiful Music

Sorti le 25 Juin 2002

Liste des titres

  1. Oriental Melody
  2. Belly Dancer
  3. Starry Night
  4. Chords of Life
  5. Mind Storm
  6. Sleep Walk
  7. New Last Jam
  8. Mountain Song
  9. What Breaks A Heart
  10. Seven String
  11. Hill Groove
  12. The Journey
  13. The Traveler
  14. You Saved My Life
  15. The Eight Steps
  16. Slick

Extraits

Credits

Enregistré au studio « The Plant » à Sausalito (Californie) par John Cuniberti ; arrangements enregistrés par Joe Satriani au « Studio 21″ ; montage numérique par Eric Caudieux.

Joe Satriani (guitare, banjo, basse, claviers)
Jeff Campitelli (batterie)
Matt Bissonette (basse)
Eric Caudieux (claviers, programmation)
John Cuniberti (percussions)

Produit par Joe Satriani
Co-produit par John Cuniberti & Eric Caudieux
Montage digital par Justin Phelps
Mastering par Bernie Grundman
Techniciens : Mike Manning, Michael Sandoval

Avec la participation exceptionnelle de :
Robert Fripp (guitare)
Gregg Bissonette (batterie)
Pia Vai (harpe)

Direction artistique et Design : Rex Ray
Photographie : Jay Blakesberg
Photographie additionnelle : Eric Caudieux
Direction: Mick Brigden / BGManagement

L’avis de l’équipe

Joe Satriani n’en est plus à son coup d’essai (11ème travail discographique sans compter son premier EP), sa reconnaissance est universelle et beaucoup le vénèrent comme un Dieu.

Il est clair qu’en cette année 2002, Satch était attendu au tournant par bon nombre de fans n’ayant pas digéré le dernier album studio en date, un « Engines Of Creation » très orienté musique électronique. Et ce n’est pas le double live sorti en 2001 qui allait suffir pour étancher la soif d’un public avide de retrouver un Satriani plus rock, dans la lignée des albums qui ont construit sa renommée.

Inutile de garder le secret plus longtemps, Joe a complètement abandonné la voie qu’il avait empruntée lors de son dernier disque studio, laissant de côté les bidouillages électroniques pour revenir à des chansons à la rythmique binaire, où la batterie et les percussions ont remplacé le séquenceur et la table de mixage.

A la première écoute, on est marqué par le sentiment de tranquillité qui transpire de ce nouvel album, comme si Joe avait voulu revenir vers une musique planante, apaisante, impression sûrement donnée par les 4 derniers titres, très calmes.
Pourtant, « Strange Beautiful Music » se révèle être un disque d’une richesse extrême, peut-être le plus ambitieux (avec « Flying In A Blue Dream ») de sa discographie, de par la variété des styles abordés. Si on retrouve les ballades qui font le charme de Satriani sur « Starry Night » ou « You Saved My Life »,ou encore des chansons rappelant l’ambiance d’anciens albums comme « The Journey » et ses harmoniques à la « Not Of This Earth », ce nouvel album frappe par la diversité des sons utilisés par Joe, mais aussi et surtout par le nombre de rythmes nouveaux dans son répertoire.
Ainsi, on passe aisément d’un rythme arabisant sur « Oriental Melody », à de la pop sentant bon les sixties sur « Chords Of Life », du jazz bien groovy sur « Hill Groove » au ska (!) sur « What Breaks A Heart ». Difficile de se frotter à autant de styles sans se casser les dents ! A part Jeff Beck, je ne vois pas qui aurait était capable de s’en tirer aussi bien !

Même si on est loin du Satriani guitar-hero des années 80, même si sa musique s’est faite plus intimiste, si les alignements de notes à la micro-seconde se font plus rares, Satriani n’a en rien perdu de sa dextérité et de sa fougue, comme le démontre « Seven String » et son début bien heavy à la guitare sept-cordes où passées les deux minutes, Joe se lâche dans un solo une fois de plus hallucinant, à faire pâlir le plus rapide et le plus techique des guitaristes néo-classiques.
Grosse rythmique aussi sur « Mind Storm », bien heavy où l’on peut déceler quelques relents de « Crystal Planet » et surtout « Not Of This Earth » dans les solis, avec des sons étranges, le petit sweeping qui va bien, et de très belles doubles harmonies à la guitare.
Mention spéciale pour « Belly Dancer » et son rythme bien rock, ses innovations en matière de mélodies, et la magnifique progression du morceau qui semble à lui seul justifier le titre de l’album : parfois « strange », souvent « beautiful », mais quelle « music » ! A noter aussi les participations de Pia Vai (la femme de Steve) à la harpe sur un morceau, et de Robert Fripp (le fabuleux guitariste de King Crimson) sur « Sleep Walk », reprise d’un vieux morceau de Santo et Johnny de 1959, très surf music dans l’esprit.

Une fois de plus, Joe Satriani fait preuve d’un très grand talent de compositeur, et ce tout au long de ce qui restera comme l’un de ses tous meilleurs albums.

Le cru 2002 est encore un millésime !

Live in San Francisco Strange Beautiful Music The Electric Joe Satriani - An Anthology

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