
Sorti 13 Avril 2004
Enregistré par John Cuniberti et mixé par Mike Fraser aux « The Plant Studios » de Sausalito, Californie ; enregistrements complémentaires réalisés par Joe Satriani au « Studio 21″.
Joe Satriani (guitare, basse, claviers, harmonica et chant)
Jeff Campitelli (batterie et percussions)
Matt Bissonette (basse)
John Cuniberti (tambourin)
ZZ Satriani (contrebasse sur « Bamboo »)
Mike Manning (Harley Davidson sur « I Like The Rain »)
Produit par Joe Satriani
Ingénieurs assistants : Justin Phelps and Mike Boden
Montage numérique : Eric Caudieux
Mastering par George Marino au Sterling Sound, NYC
Techniciens : Mike Manning, Michael Sandoval
Direction : Mick Brigden / BGManagement
Direction artistique et Design: Rex Ray
Photographie par Greg Watermann
Illustration par ZZ Satriani
« Is There Love In Space ? » s’inscrit dans la continuité de « Strange Beautiful Music », avec un son global assez similaire et une alternance entre morceaux électrifiés et titres plus doux. D’un point de vue musical, il semble que cet album lorgne davantage vers un style hard-rock/blues-rock un peu plus traditionnel, pour quelques morceaux en tout cas, comme « Up In Flames » ou encore « I Like The Rain », boogie graisseux à l’intro pétaradante.
On y constate également un nombre assez important d’expérimentations quant aux sonorités de guitare sur le titre éponyme de l’album (précurseur de « Musterion »), et sur « Gnaahh », « Searching » (on reconnaît l’influence et l’hommage au grand Jimi Hendrix), et aussi « Bamboo », ce qui rapproche un peu « Is There Love In Space ? » de « Crystal Planet ».
A signaler le grand retour de Joe Satriani au chant sur « Lifestyle » et sur « I Like The Rain ». Cet opus est techniquement irréprochable, et deux titres apparaissent d’emblée comme des chefs d’oeuvre, à savoir le morceau de bravoure blues-rock réalisé sur « If I Could Fly » (notamment dans la deuxième partie) et surtout « Just Look Up », magnifique ballade instrumentale qui est sur « Is There Love In Space ? » ce que « Starry Night » représente sur « Strange Beautiful Music » ou ce que « Love Thing » est sur « Crystal Planet » : une composition désarmante de simplicité et susceptible de plaire autant aux musiciens qu’à n’importe quel mélomane.
Encore une fois, Joe Satriani parvient à capter son auditoire et à élargir notre horizon musical, en nous entraînant dans son univers intersidéral…